vous pourrez constater que faire partie de l'association Résonances17 , les amis de la yourte , demande des qualités de couturière et d'équilibriste!!
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«Cristina Agosti Gherban ,Professeur d’éveil musical
au conservatoire à rayonnement départemental du Blanc-Mesnil (93), a été ma formatrice à l'éveil musical auprèsd es enfants et des adultes , elle a su m'apporter beaucoup dans ce
domaine .Cette année , je poursuis ma formation , avec cette femme super , dans le cadre du Centre Supérieur de Musique et de Danse en Poitou Charente , je me permet de vous rappeler que les
ateliers reprennent dans la yourte , à compter du 3 novembre 2009: les horaires sont les suivants:
1-enfants de 0 à 3 ans accompagnés d'un adulte référent le vendredi matin 10h30 à11h30 , 45 mn + le temps de s'installer
2-enfants de 4 à 7 ans , le mercredi de 14h à15h :45 mn + le temps de s'installer
Je peux aussi vous proposer un atelier pour adultes : découvertes et jeux avec les sons , créations , compositions par groupe de 8 adultes maximum pour une meilleure approche ensuite
du langage musical codé qu'est le solfège et la théorie .
Je vous invite à lire l'article qui suit afin d'avoir peut être une idée de l'intérêt de l'éveil musical pour les
enfants
Vous pôuvez ausi lire le livre écrit par Christina :l'eveil musical , une pédagogie évolutive , publié chez L'harmattan"
"D e la musique avant toute chose », écrivait Verlaine.
Ce n’est pas Cristina Agosti-Gherban qui le contredira !
Professeur d’éveil musical au conservatoire à rayonnement départemental du Blanc-Mesnil (93), elle nous explique l’importance de la découverte des sons, notamment pour les enfants.
Qu’est-ce que l’éveil musical ? C’est une ouverture au monde sonore. Pour moi, ce n’est pas juste une initiation. C’est une démarche, presque une philosophie de la musique qui
évolue selon les personnes, le temps, l’instrument que l’on pratique.
Je travaille dès la crèche et cette année, j’ai même ouvert un cours pour les adultes ! Qu’on ait 3 mois ou plus, le but, c’est de faire de la musique. Pour les
tout-petits, l’éveil musical est avant tout une découverte, une expérimentation des sons, des objets et des instruments. Le but n’est pas d’en
faire de grands musiciens, mais de les initier et de développer leur esprit critique en leur apprenant à juger les choses, à dire ce qui a leur plu et déplu. J’ai remarqué que les enfants qui
jouent avec les sons sont souvent plus réceptifs à la musique contemporaine : ils ont l’habitude d’ouvrir leurs oreilles, d’écouter sans a priori.
Mon premier piano: Comment procédez-vous ? Ce n’est pas une méthode comme celle de la lecture. On ne se dit pas : ‘aujourd’hui je vais travailler sur le son fort, demain je ferai sur le son
faible.’ C’est une approche globale. Je travaille à partir de petites histoires, de petites séquences musicales. Par exemple, grâce au
personnage du père Noël, on a travaillé l’unisson : tous les enfants devaient lui parler en même temps ; on a aussi étudié la notion de pianissimo, parce que le
père Noël doit aller doucement quand il passe à travers la cheminée…
Qu’apporte l’éveil musical à un enfant ? En premier lieu, l’écoute. C’est la base de tout. La musique – et les arts en général –
permettent aussi de s’épanouir, d’être plus à l’aise. C’est important pour l’équilibre de l’être humain.
On s’exprime toujours à travers la parole, mais certains enfants ne sont pas à l’aise avec les moyens d’expression classiques. J’avais dans mon cours une petite Asiatique qui ne parlait pas et
qui était très renfermée. Un jour, j’ai apporté un petit instrument à corde en forme de cithare. Quand elle a entendu les sons, elle s’est tout de suite redressée et s’est mise à sourire. Cette
musique a eu sans conteste une résonance en elle.
Il y a aussi des bénéfices secondaires… Oui, parce qu’on ne fait pas que de la musique, on développe aussi la socialisation, comme savoir se taire ou
avoir une démarche de groupe. On travaille aussi tout ce qui est corporel : le rythme ne peut pas s’apprendre en restant assis, il faut
l’appréhender avec son corps. C’est une façon d’aborder les notions de latéralisation et de schéma corporel. Enfin, étudier le lien entre
graphisme et son aide également les enfants dans l’apprentissage de la lecture.
L’éveil musical, dites-vous, est utile à tout âge… Souvent, on fait de l’éveil avant 6 ans et ensuite, on passe « aux choses sérieuses », à la lecture des notes et à la pratique de l’instrument.
Mais moi, je travaille aussi avec des groupes d’instrumentistes en adaptant les jeux que je fais avec les plus petits. C’est important parce quand un enfant apprend un
instrument, il est considéré comme interprète, pas comme créateur.
Dans les autres arts (peinture, modelage), on trouve normal d’inventer des choses. Alors
qu’en musique, l’improvisation est « réservée » à ceux qui savent déjà très bien jouer. Je connais des grands concertistes qui sont complètement perdus sans leur partition et qui ne savent pas
inventer trois notes ! Or, savoir improviser, jouer en se promenant, oublier pendant un temps les consignes, tout cela permet d’être plus libre avec son instrument. Propos
recueillis par Natacha Czerwinski. Cristina Agosti-Gherban, Professeur d’éveil musical et de musique d’ensemble au conservatoire à rayonnement départemental du Blanc-Mesnil "